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Cake day: June 4th, 2024

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  • On a la mémoire courte, le PS est le parti qui a fait monter Macron, c’est le parti qui s’est desolidarisé de Hamon, un parti de notables qui ne visent que leur propre carrière, des gens qui ne representent qu’eux-mêmes et n’ont bien souvent jamais rien fait autre chose de la politique. Des jeunes qui ont monté via l’UNEF, puis assistant parlementaire, puis élus parachutés quand c’était pas de l’administration parisienne.

    Aujourd’hui ce sont ces mêmes personnes qui rejettent les nouvelles propositions de renouvellement de la politique à gauche. On est globalement aveugle de ces éléments, à part quelques rares médias, les médias généralistes (j’intègre Libération dedans qui joue un manège étrange depuis les européenes) font une présentation pseudo-neutre des enjeux à gauche là où le foutage de gueule et les tractations sont dégueulasses.

    Je pige carrément l’écoeurement de Tondelier, on assiste à un énième épisode qui solidifie l’extrême droite, pendant qu’ils se battent pour leurs places, la flamme gagne en puissance.



  • Klaq@jlai.lutoFrance@jlai.luAssemblée Constituante 2024
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    1 year ago

    Merci d’être respectueux, le ton que tu emploies ne donne pas envie de poursuivre l’échange.

    Je représente pas ce collectif, comme je l’ai déjà écrit je cautionne pas trop ce type de démarche. Ensuite j’ai déjà donné des exemples de comité et consultations avec des modalités d’action et de propositions visant à enrichir la démocratie. L’exemple que tu donnes est donc inopportun.

    Enfin, le procès en utopisme semble être une manière peu utile et enviable de juger un problème.


  • Klaq@jlai.lutoFrance@jlai.luAssemblée Constituante 2024
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    1 year ago

    C’est justement l’intérêt des assemblées constituantes de les définir. Ta manière de raisonner par du principe qu’il y aurait au préalable des choses à sauver. Or le but est de rendre sauvable et d’améliorer la gouvernance. Des gardes fous, ça peut être la possibilité de contre pouvoir, l’indépendance de certains par rapport à d’autres (genre indépendance de la justice, des médias etc), ces éléments sont tous à discuter dans une hypothèse commune de meilleure société avec des choix collectifs à élaborer mais aussi de déterminer la possibilité de révoquer ces choix.

    L’idée d’expertise est une blague, une assemblée d’experts ce n’est pas une démocratie, c’est une technocratie, le rêve positiviste d’un Auguste Comte par exemple.


  • Klaq@jlai.lutoFrance@jlai.luAssemblée Constituante 2024
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    1 year ago

    Et finalement “plus juste” ça ne veut rien dire et une constituante peut très bien finir par pondre une monarchie absolue. Quand on jete des dés on ne choisit pas à l’avance sur quel numéro ils ont le droit de tomber.

    Y’a pas mal d’expériences intéressantes avec le CESE, les consultations citoyennes et aussi les comités citoyens aussi. Enfin ça fourmille d’expériences plus ou moins heureuses sur lesquelles se baser. Ensuite il y a évidemment des gardes fous à mettre en place.

    Tes dés, tu ne les jettes pas dans les chiottes, il peuvent aussi ne pas sentir la merde quand tu les ramasses.

    Mais sinon à titre perso, j’ai une crainte animale de personnes appréciant la tabula rasa sans même questionner les outils à disposition aujdh.


  • Klaq@jlai.lutoFrance@jlai.luAppel à désarmer l’empire Bolloré !
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    1 year ago

    Quelques pistes sont proposées à la fin de l’appel, je cite :

    Bolloré ne s’incruste pas seulement dans nos cerveaux, il est souvent présent matériellement - avec ses bureaux et entrepôts - à côté de chez nous. De multiples actions sont possibles si nous les menons ensemble. Bloquons ses plateaux télés, occupons ses dépôts pétroliers, soutenons les luttes syndicales à l’intérieur de ses entreprises et médias, vendangeons ses vignes, redistribuons son fuel domestique à celleux qui galèrent à se chauffer, traquons le traceur, tissons des alliances internationales, organisons des boycotts, virons ses chaînes de la TNT et soutenons la création et l’assise de contre-pouvoirs médiatiques puissants !

    Il faut ou on peut renverser la perspective. Comment peut-on faire en sorte qu’on ne le subisse pas ? Quel projet de société apporté ? Quel réseau de média tisser ? Comment mettre en œuvre ses compétences pour réduire son impact ? Ça va du débat au bar du coin à du collage, à de la sérigraphie, à des échanges, à du soutien syndical etc etc. À communiquer sur sa désinformation, à rappeler que c’est un empire au service de la réaction, et être clair sur la démarcation entre le dicible et l’intolérable. Grosso-modo à lutter contre la peur, les moyens sont nombreux et commencer à prendre conscience qu’on est pas seul est un bon début.





  • D’accord avec toi dans un monde où l’Etat sera seul financeur. Dans la réalité les CHU sont des opérateurs qui négocient aussi de la tune avec des collectivités, des communautés de communes, des départements, des régions. Peuvent faire appel à du mécénat, à des fondations. Il y aussi des candidatures sur des fonds européens. La question de l’identification et de l’attractivité a par ailleurs été indiqué dans l’article.

    Donc oui, je pige qu’un lambda, un fonctionnaire classique n’y voit aucun intérêt et c’est même normal. Mais un décideur d’appels à projets, une fondation internationale etc, là ça joue. Et on parle de choses qui amènent des financements sur plusieurs années et de sommes à 6 chiffres derrière.


  • Perso j’ai du mal à comprendre un tel engouement vers une telle réforme. Les bas revenus seront mécontents à long terme car les 100 eur par mois d’avantages seront très rapidement absorbés par d’autres augmentations continues (inflation, énergie,…) qui feront que ça ne changera rien à leur vie. Les revenus à partir de la classe moyenne seront mécontents d’être taxés plus, et les hauts revenus vont trouver des alternatives pour contourner ça.

    Je pense que le nœud du problème est ici : les bas revenus sont déjà mécontents et ne s’en sortent pas. La classe moyenne ne se fera pas taxer plus.

    Pour rappel la hausse c’est à partir de 3900€ / mois par personne pour un célibat sans enfant. On est assez éloignée de la médiane française qui est de 1900€ / mois.


  • Eric Ciotti a été réélu haut la main et sans grande surprise dans la première circonscription des Alpes-Maritimes avec 45,14 % des suffrages. Eric Ciotti a tout fait pour gagner et Eric Ciotti a gagné. Pour paraphraser Corneille, il partit seul mais, par un prompt grondement, il n’en vit aucun en arrivant au port.

    Eric Ciotti est seul, et c’est sur des ruines fumantes qu’il célèbre sa drôle de victoire.

    Après les rebondissants épisodes de son inénarrable trahison (dont Shakespeare lui-même n’aurait pas renié la paternité) on le retrouve lundi 9 juillet dans la cour d’honneur de l’Assemblée nationale, flanqué d’une poignée de députés, une armée plus réduite qu’espérée, une armée prise entre deux rives, mi-Républicaine, mi-RN, plus tout à fait l’une, mais pas vraiment l’autre, comme un vieux vêtement qu’on trempe dans un bac à teinture et qui ressort avec une couleur indéfinie. «Sa tactique était un fusil à un coup»

    Pour la photo de groupe, le député niçois sourit, laissant apparaitre des dents de la chance. Il sourit sans sourire, comme quelqu’un qui y a cru.

    Eric Ciotti est un roi sans couronne.

    Le groupe parlementaire que monsieur Ciotti a constitué avec la grappe de députés (comme lui alliés du RN) a été baptisé «A droite !». Ce point d’exclamation qui affirme haut et fort ce que la grande majorité de ses anciens camarades désormais lui dénient ne saurait à lui seul lui rendre sa crédibilité. C’est Jean-François Copé qui, dans le magazine Challenges, en parle le plus durement : «Sa tactique était un fusil à un coup : elle ne pouvait marcher que si le RN arrivait au pouvoir. Puisque ce ne sera pas le cas, il ne leur servira jamais, et il ne sera rien pour eux. Côté LR, c’est l’impossible pardon. Désormais il se trimballera à tout jamais une image de traître.»

    Finito.

    On connaît depuis longtemps les appétences naturelles d’Eric Ciotti pour l’autorité. Son triptyque de prédilection : «ordre, autorité et liberté», dont il aime à se repaître, semble vouloir narguer la devise républicaine inscrite sur tous les bâtiments publics. A noter que le mot liberté, chez Ciotti, occupe la troisème place seulement, et qu’aux mots «égalité et fraternité» il oppose la plus grande fermeté.

    Car derrière la monture austère de ses lunettes, Eric Ciotti se rêve en ministre de l’Intérieur. Il s’y voit depuis longtemps, s’y emploie depuis toujours, dérivant vers des eaux de plus en plus troubles, empruntant même au Rassemblement national sa rhétorique sécuritaire (immigration, islamo-gauchisme, wokisme, etc.). Devenir ministre, c’est du boulot, et le député niçois n’a jamais été aussi près de réaliser son rêve bleu que le jour où il a sauté le pas en s’alliant au RN. Fruit hybride

    Mais hélas, pour lui la fusion n’a rien donné. Avec la défaite de Jordan Bardella, le job de ministre lui est passé sous le nez. Il arrive qu’un fruit hybride issu du croisement de deux variétés ne réponde pas aux espérances. A la seconde génération d’hybrides, les graines de fruits peuvent s’avérer inertes, c’est-à-dire qu’elles ne sont plus capables de germer et de produire de nouveaux fruits. Quand la nature ne veut pas…

    Dommage qu’Eric Ciotti ne se soit pas intéressé de près à la fruiticulture, il en aurait peut-être pris de la graine. Mais n’oublions pas qu’à la course au pouvoir, nul n’est à l’abri d’une déloyauté.

    Des cadavres, il en remonte de tous les côtés, en ce moment. Et quelque chose me dit que ce n’est pas fini.











  • Alors que la France est tenue en haleine depuis un mois par le chaos politique à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale, le chaos climatique a continué de s’intensifier.

    Juin 2024 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, marquant le treizième mois consécutif à connaître un tel record. Des mégafeux de forêts ravagent depuis plusieurs semaines la Californie, le Brésil, la Grèce et même le nord-est de la Sibérie. Début juillet, l’ouragan Beryl a dévasté certaines îles des Caraïbes. L’Inde et le Pakistan subissent pour leur part des vagues de chaleur hors-norme.

    En France, dix jours avant le premier tour des élections législatives, le Haut Conseil pour le climat a rappelé que, dans une Europe qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste du globe, les inégalités d’exposition face aux dérèglements climatiques « risquent de s’aggraver », notamment pour les enfants et les ménages français.

    Face à la surchauffe planétaire, la vigie française du climat a exhorté l’État à accélérer son action climatique. C’est que le paysage des politiques vertes laissé par le gouvernement Attal est en ruine. Ce dernier a, en février, amputé de 2,2 milliards d’euros le budget dédié à l’écologie. En dépit des obligations législatives, des textes-cadres pour répondre à l’urgence climatique n’ont toujours pas vu le jour, à l’instar de la loi de programmation énergie et climat ou du Plan national d’adaptation au changement climatique.

    Crash des politiques transports C’est tout particulièrement dans les transports, pourtant le premier secteur émetteur en France – 34 % des émissions brutes nationales –, que le dernier gouvernement s’est illustré pour son inaction.

    En tant que ministre de l’économie, Bruno Le Maire a accordé, en 2020, 23 milliards d’euros aux industries automobile et aéronautique sans aucune conditionnalité écologique. Le président Emmanuel Macron a, en septembre 2023, affirmé à la télévision « adorer la bagnole », et le ministère des transports s’est obstiné à défendre l’absurde projet d’autoroute A69 entre Toulouse et Castres.

    En France, les cadres supérieurs volent 17 fois plus que les ouvriers.

    Même l’idée d’un ticket transports publics universel, pour tous les âges et sur toute l’année, à l’image de ce qu’a déployé l’Allemagne, s’est finalement réduite au lancement d’un modeste « Pass rail » réservé aux 16-27 ans durant l’été.

    Le pire concerne l’aviation. La seule stratégie pour ce secteur est constituée, toujours selon le Haut Conseil pour le climat, « par la feuille de route élaborée par la filière et par le plan France 2030 pour financer un avion bas carbone. […] aucune action ou stratégie pour maîtriser la demande ou l’accompagner n’est prévue. Le secteur, dans sa feuille de route, appelle au contraire à un soutien de la demande plutôt que de préparer une trajectoire plus sobre des déplacements ».

    La situation est si critique que l’organisme scientifique français estime que le rythme de réduction des émissions du secteur des transports doit tripler à l’horizon 2030 pour répondre à l’urgence climatique.

    Voler, un luxe pour riches Bien loin des fausses promesses d’un futur « avion vert », qui ne reposent que sur des hypothèses de progrès technologiques à long terme, un des premiers gestes climatiques forts en matière de transport pour la nouvelle législature serait d’interdire les jets privés.

    Cette proposition politique, déjà lancée par les écologistes et refusée à l’Assemblée en avril 2023, remettrait au centre du débat écologique la responsabilité différenciée des Français·es face au chaos climatique, en pointant l’élitisme du transport aérien.

    Dans un geste de justice sociale et climatique, une telle interdiction des jets montrerait qu’il est symboliquement possible de mettre fin à l’impact disproportionné des plus aisé·es sur la planète.

    Car c’est bien une question sociale qui se cache derrière l’aviation, et tout particulièrement les jets privés.

    Voler reste un luxe pour riches. 1 % de la population mondiale représente 50 % des émissions de l’aviation commerciale. Et chaque année, environ 90 % des habitant·es du globe ne prennent pas l’avion.

    Même en France, l’avion demeure un mode de transport pour privilégié·es. À peine 29 % des Français·es s’achètent un billet d’avion au moins une fois par an, et les cadres supérieur·es volent 17 fois plus que les ouvriers et ouvrières.

    Des tasses « J’aime l’odeur du kérosène le matin » à l’Ebace de Genève, plus gros salon de l’aviation d’affaires en Europe, en mai 2024. © Photo Alberto Campi / We Report Le contre-sens écologique et social de l’aviation est total car pour atteindre nos objectifs climat, les 10 % de la population française les plus aisés doivent réduire de 81 % leur empreinte carbone, tandis que les 50 % les plus pauvres doivent la diminuer de seulement 4 %.

    Bannir les jets privés constituerait ainsi un « minimum syndical » écologique, puisque les trajets en jets privés, effectués par une poignée d’ultrariches, sont 5 à 14 fois plus polluants par passager que les avions commerciaux, et 50 fois plus émetteurs que les trains. Et ce, dans un contexte où, en Europe, les émissions de CO2 de ces avions pour privilégié·es ont augmenté de près d’un tiers entre 2005 et 2019.

    À lire aussi Climat : les trajets délirants des jets des millionnaires Cette mesure ferait d’autant plus sens que les deux plus gros aéroports d’affaires d’Europe sont français : Paris-Le Bourget et Nice-Côte d’Azur. À l’échelle globale, la croissance des mobilités aériennes est telle que le secteur aérien mondial prévoit déjà pour 2024 près de 5 milliards de passagers transportés. Un record.

    Dans un geste de justice sociale et climatique, une telle interdiction des jets montrerait qu’il est symboliquement possible de mettre fin à l’impact disproportionné des plus aisé·es sur la planète. Et qu’en ces temps de montée du fascisme comme des températures, il est urgent de faire réatterrir les plus riches sur terre.